dimanche 26 octobre 2014

Doom Concert!! Live en direct de l'enfer!

Si votre enfance a été marquée par les jeux vidéos comme la mienne a pu l'être, la série Doom est certainement une référence pour vous. Qu'importe que vous soyez fan de RPG, de stratégie ou de simulation sportive, Doom, c'est Doom. Un jeu irremplaçable qui dès le premier volet a fait couler beaucoup d'encre. Dans le genre glauque et brutal, il était difficile de trouver mieux! C'est avec une certaine émotion que je me rappelle parfois ces nuits blanches entières passées à arpenter ces véritables dédales cauchemardesques en dézinguant à peu près tout ce qui y pointait le bout de ses griffes. Flingue en main, je n'étais plus cet enfant sage (bon je ne l'ai jamais vraiment été, tout est relatif!) mais devenais au contraire une brute épaisse assoiffée de sang démoniaque. Ce jeu vidéo EST metal. Des monstres dégueus, du sang, de la boucherie, des gros flingues, des pentagrammes et tout ce qui va avec. Même la musique qui accompagnait chaque niveau était largement inspirée de divers groupes de metal de l'époque.

Encore aujourd'hui, Doom impose le respect auprès des gamers. Les anciens ne lui trouvent pas d'égal (pas même Doom 3 et son extension sortis plus récemment), les plus jeunes le (re)découvrent chaque jour et une communauté encore bien active propose de nouvelles cartes et de nouveaux mods. Et il arrive que certains s'éclatent à remettre la musique du jeu au goût du jour. Notamment un certain elguitarTom qui nous vient d'Oslo et qui lui, va bien plus loin que la simple reprise pour s'amuser.

Je suis tombé sur cette vidéo totalement par hasard. J'avais juste envie de me taper un bon concert devant mon écran et, navigant de vidéo en vidéo, voilà que celle-ci m'est apparue. Donc, vous l'aurez compris, pas de compo originale mais uniquement des adaptations metalliques de morceaux tirés des premiers chapitres du jeu. Ce n'est certes pas le premier zicos à faire ça, mais il s'agit sans doute là des meilleures adaptations que je n'ai jamais entendues. Et qui peut se targuer de tenir un show de près d'une heure rien qu'avec ça? Quand au décors et au public... J'ai trouvé l'idée vraiment amusante, d'autant plus que ça ne tourne pas bêtement en rond. Quelques petites surprises viennent s'ajouter de temps en temps comme la téléportation des musiciens et le mosh pit qui s'ensuit au début ou cette altercation avec cet Imp, souvent kitch à mort mais irrésistibles. 







Metallica peut bien se la péter avec son concert en Antarctique (ce que je trouve au passage scandaleux, foutez donc la paix aux manchots!), voici le seul groupe à avoir joué en enfer!

N'hésitez pas à fouiller dans la chaîne Youtube, vous y trouverez quelques morceaux supplémentaires parfois agrémentés de clips tout aussi délirants, ainsi que sur la page Bandcamp.

lundi 20 octobre 2014

DEVEYKUS - Hasidic Doom Metal

Nouvelle rubrique, nouveau thème. Lorsque je pars en chasse pour une éventuelle chronique, plusieurs choix s'offrent à moi. Il y a tout d'abord les groupes qui me contactent eux-mêmes. Ils sont encore rares mais ils sont là (d'ailleurs pour certains d'entres eux, si jamais vous passez par ici, mes plus plates excuses pour le monstrueux retard, je ne vous oublie pas!). Les recommandations de certains amis ne sont pas négligeables, ni les réseaux sociaux où l'on peut facilement naviguer de pages en pages entre groupes, labels, pages spécialisées...  Je fréquente également quelques sites bien meilleurs que celui-ci dont je m'inspira continuellement et qui continuent à me faire découvrir des tonnes de groupes tout aussi géniaux les uns que les autres. Et last but not least, la simple recherche internet, que ce soit sur Google ou sur des sites comme Metal-archives ou Bandcamp qui me permettent des recherches plus précises tout en étant de véritables mines d'informations.

Et il y a les autres jours, où l'envie est là mais avec un je-ne-sais-quoi manquant à l'appel. Je ne sais pas par où commencer ou je n'ai pas envie de passer 3h à surfer pour rien. Dans ces cas là, Youtube peut filer un coup de main avec ses playlists et ses recommandations personnalisées (encore qu'il lui arrive de mélanger un peu tout et n'importe quoi). L'avantage, c'est qu'en plus du son, on a parfois l'image avec. Et il arrive que je tombe sur une vidéo qui me botte bien et qu'il me faut donc partager. 


D'où cette nouvelle rubrique que j'inaugure de ce pas avec les Américains de Deveykus. Le groupe a la particularité (en plus de celle d'être un groupe purement instrumental) de mélanger doom metal et musique klezmer à l'aide d'un trombone. Ils s'inspirent pour cela des mélodies hassidiques appelées "nigounim". Selon Wikipedia, il s'agit d'une "forme de musique vocale souvent sans parole quoique des sons tel “bim-bim-bam” ou “Ai-ai-ai!” soient souvent utilisés. Parfois des versets de la Torah ou des passages d'autres textes juifs classiques sont chantés d'une manière répétitive sous forme de nigounim. Il s'agit pour une grande part d'improvisations, bien qu'ils puissent être fondés sur un passage thématique ou que leur forme puisse être stylisée. Certains se présentent sous forme de lamentation tandis que d'autres sont joyeux ou victorieux." Pour le coup, je l'ai déjà dit, Deveykus donne dans l'instrumental et c'est le trombone qui prend la place de la voix. Pour aller plus loin, je ne peux que vous conseiller d'aller lire cette interview de Dan Blacksberg, tête pensante et tromboniste du groupe.






Le tempo est lourd, les sons bourdonnent à vos oreilles dans la plus pure tradition doom. Parfois, la guitare s'enflamme dans des expérimentations délirantes. Mais le véritable attrait du groupe vient évidemment du trombone. A l'écoute de ce que propose Deveykus, il est étonnant que ce type d'instrument n'ait pas plus de succès chez le groupes de doom metal tant il semble pouvoir apporter au style. Sombre, lent, triste tout autant qu'envoûtant, il tient ici la pole position, servant de fil rouge aux compositions et s'accordant parfaitement aux rythmes pachydermiques du groupe. Le tout donne réellement l'impression d'assister à une marche funèbre particulièrement glauque en plein cœur de la Nouvelle Orléans. La vidéo qui suit est un concert complet de Deveykus capté en juillet 2013 au Johnny Brenda's à Philadelphie. Pour l'anecdote, ce n'était que le second concert du groupe.








Formé en 2012, le groupe a sorti son 1er album, Pillars Without Mercy en juin 2013 que vous pourrez trouver ici et dont voici la pochette.





Avouez qu'elle en jette aussi non?

Pour terminer, la page facebook de Deveykus ainsi que le site de Dan Blacksberg, impliqué dans bons nombres de projets musicaux. Il ne me reste maintenant plus qu'à vous souhaiter un bon visionnage et une bonne écoute!

samedi 4 octobre 2014

THE GREAT OLD ONES + REGARDE LES HOMMES TOMBER + PARAMNESIA + MOONREICH - 27/09/14 Nantes, Ferrailleur




En revenant de Nantes
De Nantes à Montaigu, la digue, la digueuh
De Nantes à Montaigu la digue du hmmm... 
Veuillez pardonner ce moment d'égarement aussi stupide qu'inutile. Et surtout très facile pour un non-Nantais n'est-ce pas? Bah oui, j'ai pas tellement l'occasion d'y aller par là et pour tout dire, c'est bien la première fois que j'y foutais les pieds, alors forcément, j'ai pas pu m'en empêcher. Il faut bien une première à tout et quelle autre bonne raison aurais-je pu avoir pour aller faire un tour dans cette belle région du Pays de la Loire de Bretagne (je vous ai entendu, les manifestants!) que cette superbe affiche? Hein? Sans déconner, avouez qu'elle a de la gueule! Quand les Acteurs de l'Ombre fêtent leur anniversaire, ils sortent le grand jeu! Y compris un beau stand de merch bien achalandé avec quelques surprises pour marquer l'occaz'. J'en profite pour chopper t-shirt, sérigraphie (oeuvre de Pierre Périchaud également batteur de Paramnesia) et le vinyl de Paramnesia qui manquait encore terriblement à ma collection. Et puis c'est sympa, le Ferrailleur, petit mais sympa. Avec un choix en bières largement suffisant. Alors franchement, je repose la question, qu'aurais-je pu avoir de mieux à foutre un beau samedi ensoleillé comme celui-ci que de me joindre à la fête?

La terrasse est déjà pleine et la salle promet d'être bien remplie lorsque nous arrivons sur place, ce que je trouve assez étonnant, les soirées black metal n'étant pas forcément les plus populaires. Dès le début il fera très chaud dans le petite salle du Ferrailleur. Il y a du monde partout et il est même assez difficile de se déplacer dans la salle tant les fans ont répondu présent et cela ne fera que s'intensifier à mesure que la soirée avance. 

Quelques rafraîchissements plus tard et Moonreich ouvre les hostilités.  Pas entièrement convaincu mais pas non plus complètement hermétique par la prestation des Parisiens, seul groupe de l'affiche non signé chez LADLO. Il faut dire que Moonreich propose un black metal assez conventionnel, donc pas de grosse surprise, Cependant c'est carré, ça tabasse comme il faut et prépare bien pour la suite. Le public ne s'y trompe pas et semble pas mal réceptif. Je note quand même quelques bonnes idées ici et là qui, un poil mieux exploitées pourraient faire passer la formation parisienne au niveau supérieur et la démarquer un peu de leurs semblables.

Les choses s'annoncent en revanche plus dures pour Paramnesia. J'ai découvert ce groupe il y a peu de temps et le genre "cascadian black metal" reste assez difficile d'accès. Déjà sur album, même si je trouve personnellement celui de Paramnesia très bon, ce n'est pas si simple de rentrer dedans. Alors sur scène... avec des morceaux longs de 20 minutes je ne peux que me demander ce que cela va rendre et si le public se montrera sensible aux longues explorations sombres et glaciales des Alsaciens. Et bien je dois dire que l'énergie déployée sur scène par les musiciens et surtout le chanteur est assez incroyable et finalement, le tout se révèle encore plus immersif que la version studio. J'en ressors particulièrement bluffé car il est rare de voir un groupe enchaîner 2 morceaux si longs avec une telle patate sans jamais montrer le moindre signe de faiblesse tout en parvenant à maintenir l'assistance ainsi captivée.
Setlist:
1. IV
2. V

Pour Regarde Les Hommes Tomber au contraire, j'en attendais beaucoup. D'une, leur album est une bombe et de deux, je tombe régulièrement sur des articles élogieux concernant leurs prestations scéniques. J'en attendais beaucoup et j'en ai reçu plus encore! Les lumières s'éteignent, le seul éclairage vient du fond de la scène et ce sont donc de simples silhouettes que nous voyons se démener sur scène pour envoyer leur mélange détonnant de black metal et de gros sludge aux riffs bien lourds. Les différentes atmosphères s'enchaînent, sans interruption, maniées de main de maître par une véritable bête de scène invisible. Il règne une chaleur étouffante dans le Ferrailleur, on n'y voit plus grand chose mais tout cela ne fait que rendre le show des locaux encore plus impressionnant. Cerise sur le gâteau, le groupe nous offre une nouvelle composition. Assister à un concert de Regarde Les Hommes Tomber, c'est un peu comme affronter un ours à main nue. T'as pas fini tant qu'IL n'a pas fini et si t'en sors pas littéralement broyé, c'est que tu t'appelles Chuck Norris.
Setlist:
1. Prelude 
2. Wanderer of Eternity
3. Sweet Thoughts and Visions 
4. Ov Flames, Flesh and Sins
5. Interlude
6. Thousand Years of Servitude
7. NEW
8. The Fall


Et c'est dans cet état là que nous devons maintenant partir en expédition à la rencontre de The Great Old Ones et de son univers lovecraftien. Ayant déjà vanté en ces pages les mérites de leur dernier album en date, inutile de dire que j'attendais leur prestation avec une impatience non dissimulée. Le concert débute comme l'album d'ailleurs, par un "Antarctica" qui plonge d'entrée la salle entière dans un état de transe. Etat qui ne nous quittera plus tant le mythe lovecraftien est incroyablement retranscrit par la formation bordelaise. Nous devons approcher les 80°C (au moins!) mais qu'à cela ne tienne! Le public encore en nombre est totalement acquis à la cause des Grands Anciens qui, grâce à leurs ambiances si particulières et profitant d'un jeu de lumières bleutées somptueux font oublier la chaleur écrasante. Au contraire, l'Antarctique ou les profondeurs de R'lyeh peu importe, tout cela est juste devant nous, à quelques pas, presque palpable. Encore un groupe qui ne faillit pas à sa réputation, monstrueux autant sur album que sur scène, travaillé jusqu'à la moindre note et que je conseille à tous d'aller voir et revoir.
Setlist:
1. Antarctica 
2. The Elder Things 
3. Jonas 
4. Awakening 
5. Visions of R'lyeh 
6. The Truth



En conclusion, Nantes pourrait se trouver à l'autre bout du monde, si c'était à refaire, ce serait sans hésitation aucune. Une excellente soirée en tout point qui au passage, a été entièrement filmée en vue d'une diffusion sur le web. Merci aux Acteurs de l'Ombre pour nous avoir permis de souffler leur 6 bougies avec eux. A tous mes lecteurs, la prochaine fois ne sera à manquer sous aucun prétexte!

mercredi 1 octobre 2014

ZEUGEN DER LEERE - Seelenwanderer

ZEUGEN DER LEREE


Seelenwanderer





Depressive Black metal
Date de sortie: 11 avril 2014
Label: Autoproduction



Tracklist:
1. Intro (Pulsschlag)
2. Der Seelenwanderer
3. Anomie
4. Angstgebilde
5. Verbrannte Bilder
6. Forsaken Astronaut (Erkryss cover)
7. Tänzer Im Nebel
8. Untergang
9. Canis Majoris
10. Komplex Der Vergessenen
11. Outro (Koma)







"J'aime l'automne, cette saison va bien aux souvenirs. Quand les arbres n'ont plus de feuilles, quand le ciel conserve encore au crépuscule la teinte rousse qui dore l'herbe fanée, il est doux de regarder s'éteindre tout ce qui naguère brûlait encore en vous."
Novembre
Gustave Flaubert

La semaine dernière avait lieu l'équinoxe d'automne, période de changements amenant son lot de tracas. Synonyme de reprise du travail ou des cours pour certains, annonce de l'hiver, du froid, de la pluie, de rhumes à répétition pour d'autres et pour pas mal d'entre eux (5 à 7% dans l'hémisphère nord d'après mes sources) d'un mal purement saisonnier sobrement appelé "trouble affectif saisonnier" d'où cette citation. 

Si je parle de tout ça, c'est aussi parce que cet album de Zeugen Der Leere ("Témoins du vide" me souffle Google trad) s'adapte plutôt bien à cette période particulière de l'année. L'être humain a, je pense, un penchant masochiste par rapport à la musique. Bien sûr, il lui arrive d'en écouter pour se détendre, s'amuser ou se divertir mais qui n'a jamais écouté un musicien jouer ses peines de cœur après une rupture difficile? Ou encore et plus simplement, qui n'a jamais su apprécier cette tristesse étrangement agréable à l'écoute d'un morceau évoquant souvenirs plus ou moins douloureux? Ce ne sont là que des exemples mais ce premier album des allemands (2ème si l'on prend en compte leur passé sous le nom de Ruin Of Remembrance) est une bonne illustration de ce que j'essaie de prouver. Loin d'inspirer la joie mais néanmoins beau, agréable à l'oreille et offrant de bons moments emplis de nostalgie, de mélancolie , de sourires timides mêlés d'amertume liée à des souvenirs de jours plus heureux quand l'été battait son plein. Et il m'évoque toute une série d'images d'allées d'arbres aux feuilles jaunes oranges ou de soirée dominicale passée devant ma fenêtre à contempler la pluie battre le pavé en bas de chez moi sans relâche tout en me demandant si il ne serait pas préférable finalement, de rester au lit le lendemain.

Seelenwanderer, le titre de l'album dont la traduction française donne approximativement "âme errante" (corrigez moi si je fais erreur), convient de même parfaitement à la musique développée par le trio de Koblenz. Nous suivons donc les errances de cette âme en peine au travers d'un black metal atmosphérique à tendances dépressives mais restant malgré tout assez vif. Tout au long des 70 minutes que dure l'album vous serez ainsi amené aussi bien à sentir les larmes vous monter aux yeux qu'à lever fermement le poing ou encore à simplement apprécier les belles mélodies planantes, les yeux fermés et la tête dans les nuages pour plus d'effet.
Sans déborder d'originalité, Zeugen Der Leere est parvenu ici à composer un album compact et homogène, chaque morceau ayant ses moments forts, furieux voire vindicatifs, riffs effrénés, batterie frénétique et chant rageur en avant Mais aussi ses moments de calme spleenétique, douces mélodies, guitares acoustiques pas toujours très éloignées du folk, chant clair et aérien à l'appui. Parfois, le groupe vous emporte avec lui dans la tourmente à grands renforts de tremolo picking tragiques et épiques à la fois d'une belle clarté quand il n'use pas d'orchestrations diverses (piano, violon...) mettant encore un peu plus en avant le côté symphonique des compositions. A d'autres moments encore, Zeugen Der Leere s'oriente vers une approche plus progressive à l'aide de claviers et d'électronique. Il y a donc beaucoup d'éléments différents qui cohabitent pourtant en harmonie et offrent ainsi une réelle dimension à l'ensemble.
Souvent changeante, la musique présentée ici déborde d'émotions sans jamais se répandre en raccourcis ou clichés trop faciles. D'ailleurs, les breaks sont plutôt bien trouvés et font facilement passer d'un état à l'autre.

Sur une note plus anecdotique, je me dois d'ajouter que l'usage de l'allemand pour les textes (hormis la cover d' Erkryss) est assez judicieux dans la mesure où la langue de Goethe se révèle ici dans ce qu'elle a de plus beau. Comprenez moi, mes oreilles françaises ont parfois du mal à s'adapter aux sons émis par nos chers voisins d'outre-Rhin et je sais que je ne suis pas le seul. Pourtant, il y a un je ne sais quoi dans cet album qui fait que ça colle. Tout est question d'intonation et d'atmosphère sans doute (et puis certainement que les métalleux bourrés du Party San sont en fait un très mauvais exemple...).

Non, Zeugen Der Leere ne frappe pas par son originalité, même si non dénué de quelques surprises habilement ficelées, mais bel et bien par la solidité de ses compositions qui malgré leur relative longueur dépassant souvent les 7 minutes, ne permettent à aucun moment à l'ennui de s'installer. Un album clair-obscur pourrait-on dire, beau et triste à la fois, qui plaira sans aucun doute aux amateurs du genre (et que le groupe offre gratuitement en téléchargement soit dit en passant).


Highlights: "Der Seelenwanderer" "Komplex Der Vergessenen"









dimanche 21 septembre 2014

HARAKIRI FOR THE SKY - Aokigahara

HARAKIRI FOR THE SKY


Aokigahara




Post black metal
Date de sortie: 21 avril 2014
Label: Art Of Propaganda


Tracklist:
1. My Bones To The Sea
2. Jhator
3. Homecoming: Denied!
4. 69 Dead Birds For Utoya
5. Parting
6. Burning From Both Ends
7. Panoptycon
8. Nailgarden
9. Gallows (Give 'em Rope)
10. Mad World (Tears For Fears cover - vinyl edition bonustrack)






Post-ceci, post-cela, shoegaze, blackgaze... Ces nouvelles appellations sont désormais courantes et j'avoue qu'il est parfois difficile de s'y retrouver. Un véritable phénomène de mode à son échelle qu'il convient de prendre avec des pincettes, comme tout style musical rencontrant un certain engouement, tant l'écart entre le bon grain et l'ivraie peut être énorme. Trop souvent copié, imité, plagié, le serpent se mort la queue et manque souvent cruellement d'inspiration quand il n'est pas carrément motivé par des aspirations bien moins louables, faire comme untel car untel cartonne.
Tout cela m'amène aujourd'hui à vous parler d'un groupe, ou plus exactement d'un duo, qui a bien compris, lui, que seule l'authenticité paye. Voici donc Harakiri For The Sky, formation autrichienne maniant habilement sensibilité à fleur de peau et black metal hargneux.

Se retrouvent dans ce duo M.S. s'occupant de toute la partie instrumentale et J.J. au chant, deux musiciens déjà bien actifs sur la scène autrichienne par plusieurs autres projets musicaux (Bifröst, Schanttelicht, Karg...) s'entourant pour ce second album de quelques guests comme Torsten (Agrypnie), Eklatanz (Heretoir), Seuche (Fäulnis) et Cristiano Rastelli (Whiskey Ritual). 

En premier lieu, je dois avouer que ce qui a motivé mon écoute n'est ni la description musicale ni l'expérience des musiciens que je ne connaissais pas vraiment en dehors de Fäulnis et Bifröst, mais bel et bien l'ensemble visuel, l'étrange nom du groupe ou encore les titres. Certes assez évocateur, le titre donné à l'album, Aokigahara, n'en était pas moins pour moi un nom sonnant plutôt exotique dont la signification m'échappait totalement. Il s'agit en fait d'une forêt située à la base du Mont Fuji tristement célèbre pour le nombre de suicides s'y étant déroulés. L'artwork, simple, énigmatique mais particulièrement beau, à l'image de la musique, attisa un peu plus ma curiosité. Il y a dans cet ensemble un bel exemple de cohérence qui, s'il ne transpire pas la joie et est en cohésion avec les thèmes récurrents du style, s'affranchit néanmoins des clichés habituels. Les textes ont beau traiter de suicides, de rêves brisés, d'amour perdu et de solitude, le talent d'écriture de J.J. fait son petit effet et donne à cet album une dimension supplémentaire lorsqu'il écrit sur des sujets moins personnels comme sur "69 Dead Birds For Utoya" dédié à la tragédie qui a secoué le Norvège le 22 juillet 2011.

Musicalement souvent comparés aux premiers essais d' Alcest, à Woods Of Desolation ou encore Deafheaven, Harakiri For The Sky n'en a pas moins son identité propre. Les morceaux comprennent aussi bien de purs moments de colère, motivés par un besoin d'exutoire salvateur, que des passages de toute beauté emplis de mélancolie et de désespoir. La rugosité de ces accès de rage, rendus plus rudes encore par une production crue n'en sont que plus efficaces. De même, les moments plus calmes sont le prétextes à de superbes envolés guitaristiques dont les mélodies superposées, brillantes et scintillantes, sont dotées d'une profondeur émotionnelle rare.
La voix de J.J. s'adapte particulièrement bien aux compositions. Certes black metal dans l'approche mais avec un grain particulier faisant ressortir toute la douleur des sentiments ici décrits. Si sa performance est peut-être un peu monotone, elle n'en est pas moins convaincante, les invités présents sur cet album apportant quant à eux leur part de diversité. Chaque morceau raconte ainsi une petite histoire, celle d'un déchirement, d'une blessure profonde et incurable, un hurlement de détresse. Non dénuée cependant d'une petite touche d'espoir que l'on peut entendre parfois sur certaines mélodies, la musique du duo n'en sonne que plus sincère.
Possédant l'édition vinyle de cet album, je ne peux, pour conclure, que vanter les mérites de la reprise de Tears For Fears, que les autrichiens s'approprient admirablement bien. Si la version originale de ce morceau était en véritable décalage avec le thème abordé et si la version de Gary Jules (que l'on connaît surtout grâce à la B.O. du film Donnie Darko) était elle beaucoup plus en adéquation avec les textes, cette reprise ajoute encore un niveau d'écoute supplémentaire.

Ne cherchant jamais à trop en faire, Harakiri For The Sky propose là un album compact bien au dessus des productions habituelles du genre, se démarquant des clichés dépressivo-pleurnichards d'usage chez toute une génération. Intelligemment construit et doté d'une véritable signature sonore, Aokigahara est une bouffée d'air frais ainsi qu'un voyage émotionnel des plus réussis.





jeudi 18 septembre 2014

FALL OF SUMMER - 05-06/09/2014




J'imagine que l'affiche devrait se suffire à elle-même et qu'il n'est nullement besoin que je me casse le cul à pondre tout un article. Nan mais merde, vous imaginez? Une véritable liste de groupes cultes (Venom, Carcass, Rotting Christ, Assassin...), de valeurs sûres qui ne passent jamais chez nous ou si peu (Artillery, Ascension, Cancer...) et aussi de jeunes groupes aux dents longues (Bölzer, Vampire...) avec en prime la petite touche locale qui fait plaisir (Agressor, Can Of Worms, Vorkreist...). Alors évidemment, si on ajoute à tout ça le fait que cette belle célébration métallique se déroule en région parisienne, et donc pas loin de chez moi, mon sang ne fait qu'un tour! Ce Fall Of Summer se fera avec moi ou ne se fera pas!

Avant d'entrer dans le vif du sujet et vu qu'il s'agissait d'une première édition, passons d'abord brièvement en revue les détails techniques du festival.
Camping: J'ai eu très peur en voyant le camping (assez mal indiqué au passage mais bon... faut pas sortir de Saint Cyr non plus). Assez excentré par rapport au site, il m'a semblé bien petit et surtout, les tentes collées les unes aux autres de cette façon... pas pour moi. Alors oui je suis chiant, je tiens à mon petit confort et à un certain degré d'intimité. Là ça me paraissait juste impossible. Retour à la case départ et on pose la tente à côté du parking. Avantage = les trucs à planquer restent au chaud dans la bagnole, juste à côté. Ceci dit, je ne blâmerais pas l'organisation là-dessus, vu la configuration du site, je ne pense pas qu'ils puissent faire mieux (et tant qu'il est possible de poser la tente à côté du parking, ça me va de toute façon).

Le site: ma foi très agréable. La Blackwaters Stage devant le lac, ça en jette un max! Je n'y suis pas allé mais les mosh pit dans le sable, ça devait être assez fun au passage! Une bute traverse le site dans le sens de la longueur, séparant bien les 2 scènes et il est donc parfaitement possible d'avoir une vue impeccable sur chacune des 2 scènes, y compris pour les personnes de petite taille. Même si il y a toujours un blaireau de 3m50 pour se poser à seulement quelques centimètres devant vous sans même consentir à montrer le moindre signe d'attention... Les aléas des concerts, faut faire avec!
Le principal problème du site c'est qu'il est blindé de moustiques. ces salopards sont ultra agressifs et vous boufferont toute la durée du festival si vous n'êtes pas équipé. Et je me demande s'il n'y avait pas d'autres bestioles encore moins sympathiques vu la taille de certains boutons...

L'organisation: je vais commencer ce paragraphe par les points négatifs. Il y a bien quelques petites choses à revoir comme un minimum d'éclairage histoire de pouvoir chier autrement qu'en vision nuit ou ce système de jetons pour la bouffe et la boisson. C'est assez pénible d'une part et en plus comment suis-je sensé savoir à l'avance ce que je vais avaler et en quelle quantité? Bref, j'aime pas faire la queue (surtout quand Sodom se défonce sur scène), on sait pas où les foutre, ça se perd facilement et mauvais calcul, il m'en reste 5 ou 6 dont je ne sais que faire... Si ils étaient de nouveau échangeable à la sortie, j'ai pas vu. Dernier mauvais point, j'aurais apprécié être averti avant d'arriver sur place qu'il y aurait des séances dédicaces. J'avais fouillé un peu sur le site et sur la page facebook et soit je suis bigleux soit il n'y était nulle part fait mention. Pas trop grave mais j'avais quelques vieux vinyles à la maison que quelques gribouillages auraient bien décorés.
Sinon que dire d'autre? Et bien que tout le reste était nickel! L'alternance entre les 2 scènes a parfaitement fonctionné, jamais de temps mort entre les groupes sauf en début d'après midi quand ils se succédaient tous sur la Sanctuary Stage et même là, pas de retard. Le site est resté très propre tout au long du festival ce qui n'est pas négligeable et les bénévoles étaient tous super accueillants, service rapide et avec le sourire. Le choix en bouffe n'était pas énorme mais suffisant et en ce qui concerne la bière ce n'était pas de la grande dégustation mais toujours mieux que de la Kro/pisse de vache. A noter la présence d'hypocras et ça, c'est cool! Installer 3 bars était d'ailleurs une très bonne idée puisque jamais de queues. Juste... pour l'année prochaine... JE VEUX DU CAFÉ!!! Ou des boissons chaudes, n'importe quoi mais la nuit ça caille et ça rebooste le samedi matin avant de repartir à la charge. Je sais qu'il y en avait au camping mais visiblement pas assez. Quand j'en ai demandé 2, on m'en a refilé qu'un en me disant que c'était la grosse dèche et il n'était pas si tard que ça.

Le market: une très bonne surprise! A tel point que j'ai plus facilement trouvé mon bonheur qu'au Party San. Il n'est évidemment pas énorme mais fouiller là dedans est un réel plaisir. Même si mon banquier a depuis appris à craindre Osmose et les Acteurs de l'Ombre...


Les groupes maintenant!

JOUR 1 - VENDREDI
Nous arrivons comme c'est de coutume en retard, la faute cette fois à ce maudit boulot qui non content de nous tuer à la tâche tous les jours de la semaine se fait en plus un malin plaisir de nous faire louper Cruxifiction, Mercyless et Agressor... Merde, Agressor devait être une première pour moi et j'étais plus qu'impatient! Me rattraperait, promis! C'est donc avec Bölzer que commence pour nous le Fall Of Summer. Enfin leur show est déjà pas mal entamé le temps que l'on trouve un peu nos marques, qu'on choppe nos jetons puis une bière. 2 mecs sur scène et pourtant ça envoie du lourd! Le death metal des suisses est parfait pour se mettre dans le ton et j'aurais aimé en voir un peu plus. Leur réputation grandissante n'est pas volée et après les avoir déjà manqué au Party San, j'espère les retrouver enfin dans des conditions optimales très bientôt.


Première prestation en France pour Exumer! Un comble! Un bon show de thrash comme on l'aime, c'est-à-dire redoutablement efficace! Possessed By Fire, le premier album du combo (pas loin de 30 ans au compteur!) se taille la part du lion et ce n'est absolument pas pour me déplaire. Une belle énergie, communicatrice même en les regardant de loin.
Setlist:
Winds of Death 
Journey to Oblivion 
The Weakest Limb 
Fallen Saint 
Vermin of the Sky 
A Mortal in Black 
A New Morality 
I Dare You 
Xiron Darkstar 
Fire & Damnation 

Possessed by Fire 


Retour à la Sanctuary Stage où Rotting Christ est déjà en place. Cela fait des années que je rêve de voir ce groupe et c'est enfin réalité! Son un peu brouillon mais ce détail est vite oublié devant la prestation des grecs, absolument énorme! C'est le groupe tout entier qui met une ambiance de folie en assénant des titres tous plus excellents les uns que les autres avec un jeu de scène très énergique. Grosse baffe!


Comme au Party San, Aura Noir écrase tout sur son passage à grands coups de riffs assassins. C'est certes old school à mort mais c'est aussi ce qu'on aime en live. Surtout quand c'est si bien foutu d'autant plus que le son est cette fois très bon.
Setlist:
Upon the Dark Throne 
Hell's Fire 
Fighting for Hell 
Deep Tracts of Hell 
Shadows of Death 
Snake 
Abbadon 
Hades Rise 
South American Death 
The Stalker 
Condor 
Black Metal Jaw 
Iron Night/Torment Storm 

Conqueror 


Après la déferlante Aura Noir, changement de programme avec Borknagar. C'est à ce moment là que nous retrouvons Leperkahn, chroniqueur sur l'excellent site No Clean Singing, en déplacement à Paris. A peine le temps de briser la glace en quelques mots autour d'une bière que les blackeux / folkeux norvégien entament leur set. Concert sympa mais sans plus. Et c'est bien dommage car j'aime beaucoup leurs albums, du moins ceux que j'ai écouté. Je pense que les voir sur la Blackwaters Stage plutôt que sur la Sanctuary aurait pas mal aidé à se plonger dans la musique si particulière du groupe. Déjà par rapport à la qualité du son mais aussi avec le cadre. Bref j'ai apprécié mais il m'a fallu faire quelques efforts pour m'immerger pleinement.
Setlist:
The Genuine Pulse 
Oceans Rise 
Epochalypse 
Ruins of the Future 
Ad Noctum 
The Eye of Oden 
Frostrite 
Universal 
The Dawn of the End 
Colossus 


Les choses vraiment sérieuses commencent de suite après car c'est au tour de Venom. Show parfait, pas mal axé old school avec quand même une préférence pour le génialissime Black Metal. "Black Metal" d'ailleurs qui frappe dans ta face pour débuter puis une succession de titres cultes avec une belle grosse patate. Quelques morceaux plus récents sont ceci dit joués aussi ce soir, histoire de ratisser large, avec notamment quelques extraits du petit dernier Fallen Angels. Toujours est-il que Venom, ça troue le cul et qu'il y a pas mal de leçons à tirer d'une telle prestation.
Setlist:
Black Metal 
Hammerhead 
Bloodlust 
Buried Alive 
Antechrist 
Hail Satanas 
Pedal to the Metal 
Resurrection 
The Evil One 
Welcome to Hell 
Leave Me in Hell 
Warhead 
Fallen Angels 
In League With Satan 
Witching Hour


Impaled Nazarene... décevant. Je n'ai jamais été un grand fan du groupe. Cependant, leur présence au Party San l'année dernière m'avait pas mal réconcilié et j'attendais du coup d'avoir la confirmation. Mais son pas à la hauteur, beaucoup trop fort. Il n'y a guère que la voix de Mika qui ressortait pas trop mal, derrière ça donnait plus l'impression d'écouter un bootleg. Et puis après Venom, c'est pas la peine.
Setlist:
1999: Karmageddon Warriors 
Flaming Sword of Satan 
Armageddon Death Squad 
Steelvagina 
King Reborn 
We're Satan's Generation 
Cogito Ergo Sum 
Dystopia A.S. 
Apolokia 
Condemned to Hell 
The Crucified 
Goat Perversion 
Enlightenment Process 
Pathological Hunger for Violence 
Ghettoblaster 
Vigorous and Liberating Death 
The Horny and the Horned 
Sadhu Satana 

Total War - Winter War  


Et puis avant Carcass non plus d'ailleurs! Mais quelle prestance, quelle énergie! Et quel son parfait! Le groupe est heureux d'être là et n'hésite pas à le faire savoir en chiant au passage sur le Hellfest. Le combo envoie la sauce comme à l'accoutumé, présentant assez largement Surgical Steel. Pas mal de retours en arrière sur des titres cultes et c'est fort logique... Et fort efficace! Jamais déçu avec Carcass, une véritable machine de guerre sur scène!
Setlist:
Buried Dreams 
Incarnated Solvent Abuse 
Cadaver Pouch Conveyor System 
Noncompliance to ASTM F 899-12 Standard / This Mortal Coil 
Reek of Putrefaction 
The Granulating Dark Satanic Mills 
Genital Grinder / Exhume to Consume 
Captive Bolt Pistol 
Corporal Jigsore Quandary 
Ruptured in Purulence / Heartwork / A Congealed Clot of Blood 



Un aller retour rapide à la tente me fait manquer le début de Vampire qui clôture la soirée. D'ailleurs je n'en vois pas grand chose puisque le groupe se contente du minimum syndical et se barre une bonne dizaine de minute avant l'heure prévue. Du coup je n'en ai pas grand souvenir. Tant pis, on est tous crevés et une longue journée nous attend le lendemain.


JOUR 2 - SAMEDI
La honte... On "héberge" notre ami Leperkahn sous notre tente et on dort comme des loirs lorsque ses obligations le font retourner sur la capitale en cette belle matinée. Des petits soucis de santé le tiennent malheureusement à l'écart de cette deuxième journée, pas de chance...


Ce sont les Bayonnais de Can Of Worms qui ont l'honneur de débuter la journée. L'occasion de les découvrir car je ne les connais absolument pas et franchement... c'est bien sympa! Il n'y a pas encore grand monde devant la scène pour les accueillir (faut dire qu'il n'est que midi) mais ils ne s'en formalisent absolument pas et bien au contraire, communiquent avec le public présent avec humour dans une ambiance conviviale. Musicalement, leur thrash virulent supporte plus que bien l'exercice du live. Une belle découverte.


Vorkreist a la malchance de jouer alors que je suis en pleine digestion, je ne suis donc pas tellement attentif à ce qui se passe sur scène. D'autant plus qu'il fait chaud... Et soif... Les morceaux semblent pas vilains mais je ne suis pas embarqué par leur prestation.


J'ai eu la chance, il y a quelques années de voir Den Saakaldte quand Niklas Kvarforth était encore avec eux. Si son remplaçant s'en sort plutôt bien, il n'a pas son charisme (si on peut appeler ça comme ça...). Petite déception donc, mais sinon bien.


Code par contre m'embarque aisément avec son metal extrême progressif. J'avais déjà été bien emballé par Augur Nox, leur dernier album, mais la version live est vraiment superbe même si le groupe est plutôt statique sur scène. Vraiment un groupe intéressant à creuser en profondeur, il le mérite!
Setlist:
The Cotton Optic 
Edysis 
Trace 
Smother 
The Lazarus Chord 
Rattle 
Possession Is the Medicine 
Triptych 

Cloud-Formed


Passer de Code à Debauchery n'est pas une mince affaire mais pourquoi pas. Le programme nous promettait "du groove, des nichons, du sang à gogo, des monstres et bien sûr, du putain de death metal." On a tout eu, dans l'ordre ou pas on s'en tape. Si, si, même les nichons et le sang. Enorme, à revoir d'urgence!


Nous continuons la journée dans l'intensité avec Assassin et son thrash à l'allemande! Alors voilà un groupe qui, malgré son statut culte, a toujours fait figure de second couteau aux côtés de Kreator, Destruction ou Sodom. Et Pourtant... Ils n'ont décidément pas grand chose à leur envier (si ce n'est un peu de popularité?). Le groupe balance la purée et met tout le monde K.O. Ils prennent un réel plaisir à jouer pour nous en cette fin d'après midi et cela se voit. Belle énergie, bonne communication avec quelques pointes d'humour, "Baka" renommée pour l'occasion "Trou du Cul" ce qui donne lieu à pas mal de vannes potaches bien grasses dans la fosse... Génial.
Setlist
Fight (To Stop the Tyranny) 
Breaking the Silence 
The Last Man 
Forbidden Reality 
Baka 
Destroy the State 

Assassin 


Premier groupe à jouer sur la Blackwaters Stage, Salem est pour moi encore un groupe inconnu au bataillon. Chose que je m'empresserais de rectifier dès que possible car leur doom/death agrémenté de subtiles touches moyen-orientales est des plus agréables. Malheureusement, c'est un public pas mal clairsemé qui fait le déplacement pour eux.


Nous assistons brièvement au début du concert d'Artillery qui, si il reste plutôt convaincant dans l'ensemble n'est pas non plus l'événement que nous attendions. Un peu de mal avec ce type de chant... Du coup direction le market faire les quelques derniers achats. Y compris pendant Ahab qui ne m'avait guère convaincu au Party San. Et parce que ça fait du bien aussi de faire sa larve de temps en temps.


C'est donc pour Cancer que nous retrouvons les plaisirs du live. Show à l'ancienne qui nous ramène aux débuts des 90's, les Anglais font la part belle à leurs débuts discographiques et nous claquent même une reprise de Celtic Frost en guise de final. Des shows comme ça, j'en veux encore!
Setlist:
Cancer Fucking Cancer / Witch Hunt 
Death Shall Rise 
Into the Acid 
Die Die 
Tasteless Incest 
To the Gory End 
Bloodbath 
Body Count 
Hung, Drawn and Quartered 

Deathroned Emperor 



Pentagram, le groupe maudit du festival, doit faire face à de sérieux problèmes de sons pendant la quasi totalité de leur prestation. Le groupe assure pourtant le show en vrais pros qu'ils sont, Bobby Liebling en tête. Avec un son correct, Pentagram aurait été facilement l'un des grands moments de ce festival... Le destin en a décidé autrement, arf... Y a moyen de les revoir l'année prochaine?


Même si Ascension ne m'était pas inconnu aux débuts du festival, cela n'enlève rien au fait que c'est bel et bien le Fall Of Summer qui m'a fait découvrir cet excellent groupe nous venant d'Allemagne. Pas mal de temps avant, alors que je découvrais l'affiche sur mon écran, m'est venu la bonne idée d'aller écouter un peu les groupes dont je n'avais jamais entendu parlé. La claque! Ni une ni deux, Consolamentum, leur seul album à ce jour, est commandé. Inutile de préciser que j'attendais le groupe au tournant. Et une claque de plus! Grandiose, épique, puissant... les adjectifs me manquent. Même le décors est travaillé en détail, la nuit tombé, les bougies qui éclairent la scène, le chanteur que l'on croirait sorti d'un autre monde... Pfff et musicalement, qu'est-ce que c'est bon! Même si les têtes d'affiche ont sérieusement assuré, pour moi, LA branlée du festival, c'est clairement Ascension qui me l'a collé.


Et c'est encore grâce au Fall Of Summer que je peux désormais dire que j'ai vu le big 3 allemand! Me manquait Sodom, c'est chose faite. Et comme l'avaient déjà prouvé Ascension juste avant ou Assassin et Exumer plus tôt, l'efficacité allemande c'est quand même quelque chose! Le trio sort l'artillerie lourde et écrase littéralement le public sous un rouleau compresseur parfaitement huilé. 
Setlist:
Agent Orange 
In War and Pieces 
Outbreak Of Evil 
Surfin' Bird / The Saw is the Law 
Sodomy and Lust 
Stigmatized 
Blasphemer 
City of God 
Burst Command 'til War 
M-16 
Remember The Fallen


Suite à Ascension et Sodom, la fatigue et le froid qui commencent à se faire sentir... je me demandais bien comment j'allais apprécier Enslaved. Les norvégiens s'en sortent avec les honneurs et la beauté de leurs compositions me font presque oublier les couvertures chaudes qui m'attendent un peu plus loin. Notamment grâce à un bon partage entre un Grutle (l'avait pas un peu abusé de la bouteille?) et son public. Sinon, quelle voix!


Ayant déjà zappé Watain au Party San, je lutte tant que je peux pour me décider à rejoindre la Blackwaters Stage mais... sans y parvenir. Je vais donc me coucher, sachant déjà que je vais le regretter, y compris pour Bömbers qui a du être une manière bien sympathique de boucler ces 2 excellentes journées mais plus que satisfait d'un festival qui je l'espère continuera à proposer des affiches aussi alléchantes et aussi variées tout en restant cohérentes. Un festival si bien organisé qui allie le culte et la nouveauté, à 2 pas de Paris... Vous n'avez plus aucune excuse! En conclusion, the place to be début septembre pour toutes les années à venir.


Note: les setlists ont été recopiées à partir de Setlist.fm. Ne sachant pas qui en est à l'origine, merci à lui (ou à elle... ou eux... ou elles...).

lundi 15 septembre 2014

PARTY SAN 2014 - 07 au 08 août 2014





Le Party San... Tous les ans c'est la même chose. Je suis toujours attiré par des affiches plus belles les unes que les autres, je me dis "tiens pour changer, j'irais bien par là" mais non, j'en reviens toujours au même point et c'est donc une fois de plus que je prend le chemin de Schlotheim, petite bourgade fort sympathique en plein cœur de la Thuringe. Je vous épargnerais les détails concernant les galères sur la route ainsi que les "chasses à l'hôtel" tous les matins, 2 personnes ne nous accompagnant pas au festival nous ayant malgré tout suivi pour la suite des vacances.
Comme dit plus haut donc, il y a une certaine fidélité entre ce festival et moi et ce, depuis 2007. Sans doute parce qu'il s'agissait de mon premier vrai festival metal en plein air et sur plusieurs jours. Mais c'est aussi clairement une question d'organisation, d'ambiance et de plein d'autres petits à côté qui font que je n'ai pas besoin de chercher mon bonheur ailleurs. Même sous la pluie, le Party San est toujours une tuerie. Je pourrais vous vanter les mérites de l'accueil et du staff, toujours au top. Je pourrais me répandre en éloges concernant le site en lui même et son organisation, la disposition des stands de merch et de bouffes dans le genre "où que tu sois, t'auras une vue imprenable sur la scène et des conditions d'écoute parfaites." D'ailleurs puisqu'on parle de bouffe, je pourrais tout aussi bien faire un encadré version "top chef en festival", après tout c'est suffisamment varié, des plats afghans jusqu'aux grasseries typiques allemandes en passant par l'excellent barbeuc (rhaaa bordel ces ribs!). Je pourrais même aller jusqu'à faire tout un paragraphe sur la (relative, ça reste un festival) propreté des chiottes, y compris les gratuites. Non, sérieusement, je déconne pas, un bel effort a été fait de ce côté là cette année! Mais ce qui nous intéresse, c'est la musique non? Alors place aux groupes!


TAG 1: DONNERSTAG
Cocorico! Ce sont les français de Necrowretch qui ont l'honneur d'ouvrir le fest! Pratiquant un death metal tirant vers le black, le groupe ne parvient malheureusement pas à me convaincre totalement. Ce qui est assez dommage car le show est puissant et carré, mais je garde une préférence pour la version studio. Pour leur défense, il est vrai qu'il est toujours délicat d'ouvrir un tel festival et le son manquait peut être un poil de patate. Et je me dois de signaler que j'ai manqué le début...

C'est ensuite aux suédois de God Macabre de fouler les planches. N'ayant sorti qu'un seul album en 1993 (puis en live en 2010), voilà une manière plutôt sympathique de se remémorer ce second couteau de la scène death des 90's. Un show très intéressant et plutôt convaincant. Le death old school des scandinaves fait mouche, les côtés doom ressortent bien et le son est cette fois plutôt bon. Une bonne (re)découverte!

Et ce n'était pas gagné puisque le groupe suivant n'est autre que Skeletonwitch! Déjà à la base, je suis totalement acquis à la cause de ce groupe, sachant qu'ils ont en plus sorti un album l'année précédente que je qualifierais de boulet de canon. Alors forcément, j'attendais pas mal de ce show et... Non, aucune déception! Du thrash qui cartonne mené tambours battants par un chanteur très communicatif et plus qu'enthousiaste. Les autres membres du groupe ne sont pas en reste, le concert est énergique, les titres se succèdent comme des balles traçantes et ça passe beaucoup trop vite! Excellent! D'ailleurs, je ne dois pas être le seul à me faire littéralement sauter le caisson par Skeletonwitch puisque nous pouvons apercevoir les premiers mosh pit devant la scène.

Pour Atlantean Kodex, la donne est différente. Déjà, je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'ils font sur cette affiche car pour le coup, ça dénote pas mal quand même. Trop peut-être car je ne parviens pas à m'y intéresser. Il y a quelques idées sympas ici et là, comme quelques riffs un peu folk qui donnent un peu de peps mais la sauce ne prend jamais véritablement chez moi...

C'est toujours un plaisir de retrouver ce groupe culte qu'est Grave sur scène! Evidemment, avec une discographie aussi fournie, les suédois ont de la bouteille mais hey! Quand on laisse parler l'expérience, on est rarement déçu. Et comme d'habitude, ce show ne déroge pas à la règle. Si j'avais cependant une tout petite critique à faire, j'avais quand même préféré leur prestation au Party San 2007. Le son est encore une fois nickel et le public répond bien présent, pas de doute le fest est bien lancé!

Histoire de continuer sur la lancée death scandinave, c'est au tour de Entombed A.D. de grimper sur scène. Encore une fois, convaincant, costaud et bien énergique. Tout ce que l'on peut attendre de ce type de concert. D'ailleurs, les festivaliers commencent à se faire bien nombreux pour se masser devant la scène. Un retour maîtrisé et qui fait bien plaisir et encore une fois, une excellente communication avec le public, LG Petrov se permettant de lancer pas mal de vannes.

Il va falloir qu'un jour où m'explique enfin ce qu'il y a en Islande qu'il n'y a pas ailleurs. Que ce soit sur album ou en live, chaque fois que j'écoute Sólstafir, c'est la même chose et je me retrouve sans comprendre comment projeté en plein milieu d'un glacier ou d'un volcan, c'est selon l'ambiance que met le groupe. Rien à dire, ce groupe ne s'écoute pas, ne se regarde pas, il se vit! C'est parfaitement exécuté, les lights sont somptueux, le son majestueux, "Ótta" passe parfaitement le test du live. L'un des grands moments du Party San... mais qui en doutait?


Malheureusement cette première journée se termine pour nous après Sólstafir... La faute à la fatigue et à un retard de plus d'une demi heure avant que le show de Watain ne commence. Un choix surtout motivé par le fait que Watain est ce genre de groupes livrés avec le Party San (3ème fois en 5 ans) et aussi parce que nous aurons l'occasion de les revoir au Fall Of Summer un mois plus tard.



TAG 2: FREITAG
La deuxième journée débute par la prestation de Jig-Ai suivie de celle de Havok, manquées toutes les  deux pour ma part... A mon grand regret en ce qui concerne Havok d'ailleurs mais aux allers-retours du matin jusqu'à Mülhausen pour les sus-mentionnées "chasse à l'hôtel" s'ajoutent cette fois des soucis de pare-brise... Super... Heureusement, je ne manque pas le show de Lost Society dont j'attendais pas mal. Ils ont beau sembler bien jeunes, il n'empêche que les finlandais savent de quoi ils causent question thrash! Peut-être que ça n'invente rien mais si l'efficacité est là... Et banco! Le groupe met le public dans sa poche, je n'en attendais pas autant mais vraiment une belle surprise!

Ahab étant également à l'affiche du Fall Of Summer, j'en profite pour faire un tour de stand et surtout une petite pause, c'est que le soleil semble bien décidé à se joindre à la fête. Cependant, ce que j'entend de loin ne semble pas être ma tasse de thé donc no regret.

Inquisition, qui joue ensuite, est assez particulier. Je ne connais pas tellement ce groupe dont j'entend énormément parler depuis quelques temps et je dois avouer que j'étais assez curieux. Seulement 2 personnes sur scène, c'est bien dommage car j'ai trouvé leur show intéressant même si j'ai un peu de mal avec la voix du chanteur. Mais voilà, 2 pour tenir un concert, cela sera-t-il suffisant? J'ai bien peur que non, je trouve que l'ambiance retombe un peu malgré des morceaux sympas. 

Je zappe Aborted car déjà vu et la chaleur se fait de plus en plus difficile à supporter. Bref, repos sous la tente avant de rejoindre la Tent Stage où depuis quelques années le Party San fait jouer quelques groupes supplémentaire le temps des entractes sur la grande scène. De ma position, je profite de la fin du show de Benediction mais sans vraiment y prêter attention, l'affiche étant relativement centrée death metal cette année. Je deviens beaucoup plus attentif lorsque Rogash entre en scène. J'ai beaucoup aimé leur album "Supremacy Undone" qui envoie sérieusement du bois. Pas de bol, la prestation est gâchée par un son beaucoup trop fort, de quoi rendre sourd en quelques minutes. A revoir dans de meilleurs conditions car malgré tout... ça dépote!

Misery Index me paraît cette année bien mou du genou en comparaison à leur prestation de 2009. Quelque chose manque sans que je n'arrive à mettre le doigt dessus. Dommage.

Repulsion!!! C'est peut-être bien ça! Trop impatient de voir enfin ce groupe mythique! Si on m'avait un jour dit que je verrais l'un des heureux grand-parents du grindcore, je ne l'aurais probablement pas cru! Bon sang mais quelle tuerie! A revoir très très vite et c'est quelqu'un qui écoute très peu de grind qui vous le dit! L'un des grands shows de ce fest!

Je suis resté pas loin de la scène principale par curiosité pour The Haunted, je suis resté jusqu'au bout par plaisir! Un frontman incroyable, une setlist aux petits oignons, le son est parfait... Une énorme baffe et les festivaliers ne s'y trompent pas, ça chauffe sévèrement dans la fosse. Il me semblait bien difficile de relever le défi après Repulsion mais non, ils l'ont fait!

Plus dure encore sera la tâche pour Suffocation. D'ailleurs euh... je zappe, pas mon truc. C'est à la Tent Stage que les choses intéressantes se passent avec Thulcandra. Et le son est toujours aussi pourri que pour Rogash. Et c'est assez rageant quand on connaît la richesse des compos du groupe munichois. Décision est donc prise de zapper complètement la Tent Stage, il n'y avait guère que Bölzer qui me tentait encore de toute façon et ils seront présents au Fall Of Summer. L'année prochaine, je m'équipe de protections auditives...

C'est en peinant à me débarrasser de mes acouphènes que je me replace devant la scène principale pour Marduk. Comme en 2009, puissant, bourrin et parfaitement en place. Ce n'est pas mon groupe préféré sur album mais je dois reconnaître que leurs prestations live sont plutôt réussies entre Mortuus qui semble absolument possédé, les décors, la fumée et les flammes qui s'élancent de chaque côté de la scène. Rien à dire, la messe est dite.

Où pas encore tout à fait comme en atteste la prestation de la véritable tête d'affiche de la soirée, j'ai nommé Satyricon. Tout comme leurs voisins suédois la veille, un beau retard avant que les norvégiens ne foulent les planches. La fatigue devient difficile à gérer et je manquerais la toute fin préférant me reposer un peu pour la journée du lendemain. Et j'en suis complètement dévasté... Meilleur concert du festival? Je n'en sais rien mais si ce n'est pas eux, ils sont juste derrière. Tout était en place, du jeu de scène aux compos en passant par les décors somptueux. Le son est cristallin et rend justice au black metal du combo. Satyr est particulièrement en voix, les zicos se défoncent, la pyrotechnie envoie un souffle chaud sur l'assistance en continu. Le black metal à l'état pur et dans toute sa splendeur. La journée a eu du mal à démarrer, elle retombait même parfois après avoir décollé... Satyricon a remit tout ça en place de main de maître. Ouch.



TAG 3: SAMSTAG
Depuis quelques années, le Party San propose un petit moment détente le samedi matin (en plus du concours de Flunky Ball qui rassemble tous les gros buveurs du coin), à savoir un concert de 2h d'un groupe pas mal éloigné du metal. Cette fois c'est Cashley qui s'y colle. J'ai beau avoir raté leur prestation, je tenais quand même à dire quelques mots sur ce groupe dont le nom est une contraction je Johnny Cash et Elvis Persley. Ça annonce la couleur n'est-ce pas? Toujours est-il que les ayant déjà vu en 2010, ça mérite une oreille. Aussi bien leurs reprises (et ils ratissent large, jusqu'à Nirvana) que leurs compos persos.

Aucun manquement à ma réputation puisque, cause de ce maudit pare-brise, je rate lamentablement Nocturnal, Mumakil et Ereb Altor...
C'est pour Protector que je rejoins enfin le site et leur thrash me paraît assez peu inspiré... Après Skeletonwitch et Lost Society il va de toute façon être très difficile de me convaincre avec du thrash pendant un bon moment...

De même pour Imperium Dekadenz... Je ne trouve pas ce style très intéressant et ce groupe ne déroge pas à la règle. Rien à faire, aujourd'hui ça ne veut décidément pas décoller et je m'ennuie ferme.

Heureusement c'est Kampfar qui prend le relais! Fort d'un excellent album sorti en début d'année, le groupe le défend fièrement dans un grand spectacle de black, pagan et folk. Belle prestation scénique avec ça. C'est fort et guerrier et particulièrement réussi. Du grand spectacle.

Death old school mais version américaine cette fois avec Malevolent Creation. Un moment sympa mais sans plus, comme pour Misery Index ou Grave, je garde un meilleur souvenir de la dernière fois en 2007. Alors après c'était peut-être l'effet découverte car malgré tout le quintet de Fort Lauderdale ne manque pas de patate, l'échange avec le public est là et le son reste très bon. Ou la fatigue alors (bordel j'ai plus 20 balais moi...).

En ce qui concerne Aura Noir, je n'en attendais pas grand chose. D'autant plus qu'ils sont déjà présents sur l'affiche du Fall Of Summer, mais bon, je suis dans le coin et je n'ai rien de bien intéressant à faire alors... on pose une fesse et on matte de loin hein! J'ai adoré et j'attend avec impatience le Fall of Summer (déjà fait à l'heure où j'écris ces lignes, le retard que je me prend moi... vraiment pas sérieux...). Le groupe fait mouche avec son black/thrash puissant non dénué de mélodies. Puissant, rapide, carré. Je suis à ramasser à la petite cuillère. Re-ouch.

On pourrait aussi de poser la question de la présence de Grand Magus ici mais... non on s'en fout! Grand Magus c'est du gros heavy bien doom qui tâche et j'aime ça. 3 bonhommes sur scène qui occupent plutôt bien l'espace et envoient la sauce, pour un peu on se prendrait des giclées d'huile de moteur en pleine tronche qu'on en redemanderait. Pas forcément le choix le plus judicieux entre Aura Noir et Napalm Death ceci dit.

Napalm Death que je peux voir environ 400 fois par ans donc pas nécessairement le plus intéressant non plus, repos bienvenu donc. C'esr qu'on entre dans la dernière ligne droite et il faut maintenant économiser le peu d'énergie qu'il me reste pour la fin de soirée qui s'annonce pas mal mouvementée.

Je n'ai pas grand chose à dire de Katatonia. C'était génial, grandiose, magnifique, incandescent, magique. Voilà c'est tout. Si vous connaissez déjà un minimum le groupe (et que vous l'appréciez), imaginez simplement le concert parfait. Les lumières étaient en symbiose parfaite avec la musique jouée par le groupe, le son était absolument parfait. Et les musiciens sont excellents, que demander de plus?

Cette édition du Party San marquait également ma première fois avec Obituray. Un comble sachant que je suis pas mal branché death old school. La qualité du son reste excellente pour la prestation des floridiens et il est évidemment impossible de ne pas headbanguer comme un malade sur des titres tels que "Slowly We Rot" John Tardy arpente la scène de long en large comme un lion en cage et hurle ses tripes, la foule est conquise. Re-re-ouch.

 Encore une fois, du retard pour la tête d'affiche... cette histoire commence à devenir lassante. Et encore une fois je manquerais la fin. Cependant, j'arrive à entendre assez correctement ce qui se passe sur scène depuis ma tente. Bref ça on s'en tape un peu... Ce qui importe, c'est que Kreator ne déçoit jamais. Petrozza, et les autres d'ailleurs, sont dans une forme olympique et balancent une setlist aux allures de best of, puisant dans toutes les époques. Le son est incroyablement massif et ne perd pourtant aucunement en clarté. L'efficacité allemande jusqu'au bout des ongles. La scène est évidemment bien plus décorée que pour les groupes précédents (y compris les autres têtes d'affiches) et les musiciens se fondent parfaitement au milieu de tout ça. Pour le reste... une effusion de riffs sauvagement mitraillés, une section rythmique qui roue de coups quiconque s'approche trop près, Mille et ses hurlements de damné... Le tout avec fontaines fumée et effets pyrotechniques à tout va. Du très grand Kreator. Du très grand thrash, et une fois de plus un très grand festival qui se clôture à la manière d'une frappe chirurgicale. 



Sur ce constat, vivement 2015, dont l'affiche comporte déjà quelques noms à savoir Behemoth, Morbus Chron, The Ruins Of Beverast, Faulnis, Nocturnal Witch et Asphyx. Toujours fidèle au poste, j'espère vous retrouver là-bas!